Les dominicains en France et dans le monde

Les frères dominicains sont aujourd’hui environ 6000, présents dans tous les continents. Leur mission est le service de l’Évangile et leur forme de vie, la vie évangélique, est communautairement organisée. Ce service se distribue en une grande variété d’activités dont la principale est la prédication, dans les cathédrales, et les grands pèlerinages, mais aussi dans les paroisses, les communautés de religieuses et les petits groupes informels.
Les grandes figures dominicaines contemporaines se rencontrent dans des domaines aussi variés que la recherche théologique, la spiritualité, mais aussi le monde de l’art ou encore l’islamologie. Nous y trouvons par exemple :
• des exégètes, des chercheurs, des théologiens avec le père Lagrange, fondateur de l’École biblique et archéologique française de Jérusalem, le frère Congar, l’un des principaux experts de Vatican II et auteur d’une des œuvres les plus importantes du XXe siècle sur l’Église et l’œcuménisme, le frère Chenu, inspirateur de nombreuses ouvertures dans la théologie contemporaine (action catholique et laïcat, prêtres-ouvriers, symbolisme et littérature, justice et paix) ;
• des pionniers de l’aventure du dialogue et de la rencontre avec l’autre comme le frère Georges Chehata Anawati "savant et penseur égyptien, pionnier des études islamiques, qui a consacré sa vie au rapprochement et à la compréhension entre les chrétiens et les musulmans", le frère Pierre Claverie mort assassiné en août 1996 alors qu’il était évêque d’Oran ;
• des artistes comme le frère Couturier qui a mené a défendu une haute idée de l’art à travers sa revue « L’art sacré » non sans rencontrer l’hostilité et l’opposition des tenants du conservatisme en termes d’art religieux, le frère Maurice Cocagnac, peintre et dessinateur, auteur-compositeur, écrivain et grand voyageur ;
• des économistes comme le frère Louis-Joseph Lebret qui fonda en 1940 à Lyon « Économie et Humanisme », centre d’étude et revue qu’il anima toute sa vie.
• des grands prédicateurs comme le frère Carré, de l’Académie française, et, conférencier toujours recherché, le frère Timothy Radcliffe, ancien Maître de l’Ordre ;
• et bien d’autres !

La province de France est une des plus anciennes de l’Ordre : elle date sans doute des premiers frères que saint Dominique a envoyés à Paris depuis Toulouse. Son nom ne désigne pas un pays - Toulouse était en France aussi ! - mais une langue : le français, la langue d’oïl. Au cours des siècles, elle a connu quelques avatars : les gloires et les difficultés du moyen âge et les réformes de l’époque moderne, mais elle a toujours maintenu son unité. Après la Révolution, c’est Lacordaire, restaurateur de l’Ordre en France, qui refonde la province. Puis naissent ou renaissent les provinces de Toulouse et de Lyon autour de 1860. La province de France voit son territoire s’agrandir avec l’aventure coloniale, du Maghreb et de l’Afrique occidentale ou bien, à la demande du maître de l’Ordre, l’Irak (exploré par les frères italiens au XVIIIe siècle), la Scandinavie dans les années 1930, et aussi des communautés dans le Proche-Orient (Syrie, Jordanie), l’Égypte et le Liban … En 1997, la province de Lyon, qui allait de la Savoie à la Bretagne en passant par les bords de Loire et l’Auvergne, fusionne avec la province de France.

L’Ordre des prêcheurs sur le site général de l’Ordre

Qui sommes-nous ? sur le site de la province de France

Les couvents de France